Pourquoi créer éthique est plus difficile en automne/hiver ?

L’automne commence à peine, que je vous parle d’hiver. Je sais, cela pourra en faire frissonner certains. Mais si la perspective ne vous enchante pas forcément, il est pour autant question ici d’aborder un sujet primordial à l’approche des saisons plus fraîches, tant dans son constat que les perspectives existantes et en cours de développement, pour servir une création plus sympathique envers notre écosystème.

À commencer par le rembourrage, utilisé dans la confection des doudounes par exemple. Généralement constitué de plumes d’oies ou de canards, desquelles certaines marques se détournent pour des matières plus respectueuses du bien-être animal, tel que le Sustans® Sorona®.
Réalisé à partir de la fermentation du maïs, la matière remplace aisément le rembourrage en plumes, ou encore le kapok, matière issue du kapokier, arbre tropical qui produit des fruits à l’aspect cotonneux.
Il peut également s’agir de flocons de cachemire, comme le fait l’entreprise Saldarini Cashmere Flakes, dont la laine est récoltée sur la mue des animaux, et non à la tonte.

Des matières techniques, conférant des propriétés des thermorégulatrices, imperméables, déperlantes, anti-transpirantes, pour ne citer qu'elles, sont également plus couramment employées lors de saisons fraîches, pour porter le moins d’épaisseur possible tout en conservant la chaleur du corps.

Le Tencell®, par exemple, issu de fibre d’eucalyptus, permet de remplacer par exemple le coton, avec une culture moins énergivore, et dont les solvants sont recyclables à plus de 95%. Le Modal® est réalisé selon le même procédé, issu du bois de hêtre, ainsi que le Cupro® réalisé à partir de résidus de coton.
Les tops près du corps, sous-pulls et autres leggings et vêtements d’intérieur pourront ainsi être confectionnés dans ces matières, qui sont par ailleurs dotées d’une certaine résistance, et donc durables dans le temps.

Pour ce qui est de la fabrication de vêtements de sport, légers, infroissable, et permettant d’évacuer l’humidité, la SeaCell ™, développée à partir d’algues marines islandaises et de cellulose se révèle un matériau de choix. Très doux pour la peau, le textile favorise même la régénération des cellules !

La marque de sportswear Gayaskin réalise elle ses vêtements en PET recyclé certifié Oeko-Tex issu de bouteilles en plastique.

Quid des chaussettes ? Si la laine peut être trouvée labellisée, bio sourcée, la marque Chaussettes Orphelines a réalisé une matière conçue à partir de chaussettes recyclées.

Enfin, l’upcycling demeure bien évidemment un principe des plus judicieux pour une création à l’empreinte carbone nulle ou presque. Le vêtement le plus écoresponsable est en effet certainement celui que vous avez déjà ! Aussi, il est tout à fait possible de le transformer, de profiter de changement de saison pour éventuellement modifier vos vêtements, ou créer des accessoires (à partir de matières issues de fin de stocks et de chutes, de préférence !), pour leur donner un porté neuf. Et rallonger leur durée de vie.

Ou de réaliser votre shopping auprès de marques employant l’upcycling de tissus, telles que Les Récupérables (tout est dans le nom !), Edie Grim et son bar à manteaux, Aline et ses vêtements en fausse fourrure, et la marque Ecoalf pour les doudounes vegan.

Photo : Kapokier du Brésil, Bernard Dupont

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